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Énergie : le Ghana règle 1,47 milliard de dollars de dettes

Le gouvernement ghanéen a annoncé le règlement intégral de 1,47 milliard de dollars de dettes accumulées dans le secteur énergétique au cours de l’exercice 2025, marquant une étape décisive pour stabiliser le secteur, restaurer la confiance des partenaires internationaux et relancer la production d’électricité fiable dans le pays.

Centre d’Accra (Wikimedia Commons)

Un programme de règlement ambitieux pour stabiliser le secteur énergétique

Le 12 janvier  2026, le ministère des Finances du Ghana a déclaré que l’administration du président John Dramani Mahama avait achevé le paiement de 1,47 milliard de dollars d’arriérés liés au secteur de l’énergie entre janvier et décembre 2025. Cette initiative fait suite à une décennie de dettes non honorées qui avaient mis à rude épreuve la capacité du pays à assurer une production d’électricité stable. L’un des éléments clés de ce programme a été la restauration du “Partial Risk Guarantee” (PRG) de 500 millions de dollars, offert par la Banque mondiale pour assurer les approvisionnements en gaz provenant du champ Offshore Cape Three Points (OCTP). Avant les paiements, cette garantie avait été complètement utilisée, ce qui avait affaibli la crédibilité du Ghana auprès des investisseurs internationaux.

De la Banque mondiale aux producteurs indépendants : un pas rassurant pour la Ghana ?

Selon le ministère des Finances, les fonds ont été utilisés pour rembourser les principaux créanciers du Ghana dans le domaine de l’énergie, à savoir :

  • 597 millions de dollars versés à la Banque mondiale pour restaurer le Partial Risk Guarantee (PRG) de 500 millions,
  • 480 millions de dollars réglés auprès des fournisseurs de gaz tels qu’ENI et Vitol,
  • 393 millions de dollars pour solder les dettes envers les producteurs d’électricité indépendants (IPP), dont Karpowership, Cenpower, Sunon Asogli et Early Power.

L’énergie au Ghana : un secteur sous tension

Si cette opération met fin aux arriérés accumulés depuis des années, certains experts mettent en garde : le paiement ponctuel des dettes ne garantit pas la pérennité d’un système énergétique encore fragilisé par des prix du gaz fluctuants, une dépendance aux importations et des mécanismes de recouvrement peu fiables. Si le Ghana peut se targuer d’avoir réglé une dette critique et d’avoir restauré sa crédibilité auprès des partenaires internationaux, le secteur énergétique reste fragile et sous pression. Les décisions prises dans les prochains mois détermineront si cette opération est un simple coup de communication ou le point de départ d’une réforme durable et nécessaire pour garantir la croissance et la stabilité économique du pays.

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